L’album Baabel de Leïla Martial, une ode à la liberté d'expression, dont la revendication existentielle est « Je bêle donc je suis ».

 

Le nouvel album de Leïla Martial est un complément de l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme : Liberté d’opinion et liberté d’expression, car il ressort de ce nouvel album une très grande liberté d'expression peu commune.

 

Pour y arriver, la vocaliste acrobate utilise la symbolique de la chèvre, qui, n'oublions pas dans la mythologie grecque est la nourrice de ZEUS et donne la corne d'abondance. Comme cette dernière, ce nouvel album regorge de 13 morceaux tous différents presque indépendants les uns des autres.

 

 

Le CD commence par une poésie déclarative sur fond de sonnailles (1) « Prelude ». Une version plus longue et plus détaillée du poème est reprise dans  «Je bêle donc je suis» dont le titre rappelle «Cogito, ergo sum»  (Je pense, donc je suis) du philosophe René Descartes, qui exprime la première certitude qui résiste à un doute méthodique.

Comme le philosophe, Leila affirme tout le long de ce CD que l'expression prouve  l'existence, surtout avec «Ombilic» écrit  par Pierre Tereygeol, où les acrobaties vocales de la chanteuse sont impressionnantes et difficiles à exécuter, dixit Leïla. Dans «Baabel», des chuintements et des cris répondent aux sons mystérieux d'Emile Parisien, invité également sur «Smile», reprise très originale de Chaplin, tirée des temps modernes, où la chanteuse et le saxophoniste prouvent leur grande complicité.

Dernier coup de cœur de cet album «Opapa»: écrit par Eric Perez, morceau où le batteur et le guitariste accompagnent et répondent vocalement à Leïla. La magie de l'arrangement et de l'harmonisation donnent l'impression par moment qu'une chorale interprète la pièce.

Ce deuxième album est encore plus surprenant et captivant que Dance Floor le premier CD de Leïla Martial sortit en 2012. Mais où cette artiste va-t-elle poursuivre son aventure créatrice ? L'avenir nous le dira.

  

Leïla Martial : voix, claviers, effets - Eric Perez : batterie, électronique, basse vocale - Pierre Tereygeol : guitare, voix - Emile Parisien : saxophone soprano (3) et (6)

 

(1) Sonnailles cloches forgées ou formées de plaques de tôles soudées ou rivetées et attachées au petit bétail constituant un troupeau d'élevage.

 

Jean-Constantin COLLETTO.

 

 

Pour aller plus loin, vous pouvez acheter l'album sur Amazon.