Découvrez  comment le premier album du quintet  Cissy Street, a mis en échec total les plus grands spécialistes de l’Odonymie.

 

Dans l’élaboration d’une chronique, il est important  de trouver l’orientation et la direction qui va permettre d’écrire. Pour Cissy Street  la voie est toute tracée, dixit le dossier de presse accompagnant l’album « En se laissant rêver, on pourrait se représenter Cissy Street comme une rue chaude et nocturne d’un quartier populaire bordée de clubs de jazz ».Il suffit donc de trouver la rue Cissy et l’affaire est dans le sac.

 

Une première recherche sur Google est vaine, mais il en faut plus pour lâcher l’affaire. L’étude de la pochette crée par David Fangia, nous montre que la photo est prise à New-York sur la East 33èmestreet, juste avant la fameuse 5ème avenue, en direction de l’Empire State Bulding qui apparait à droite, derrière les deux personnages qui marchent sur les façades des immeubles, façon Spiderman. Mais à New-York il n’y a pas de Cissy Street, l’office  de tourisme francophone située au 825 3rd Ave, New York, NY 10022, États-Unis, est formelle.

Las de cette recherche qui tourne en rond, la consultation d’un spécialiste de l’Odonymie s’impose, pour certains qui ne connaissent pas cet art, il s’agit de l'étude des odonymes (les noms propres qui désignent une voie de communication). Mais l’homme de l’art avec sa recherche sur la  BANO (la basse d’adresse nationale ouverte, sur le site officiel .gouv.fr) reste sec, cette rue est introuvable.

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/base-d-adresses-nationale-ouverte-bano/

 

La conclusion alors apparaît, le dossier de presse dit «en se laissant rêver », bingo, mais oui ! Cette rue est imaginaire, comme  dans « Neverland », le Pays imaginaire créé par J. M. Barrie pour la pièce de théâtre "Peter Pan" et le roman "Peter Pan et Wendy". 

Alors embarquement sans plus tarder, à vos platines et vos écouteurs, pour la rue imaginaire Cissy Street  !!

Entrée en matière « A3 », comme moyen locomotion, partir en A-3 le bombardier stratégique biréacteur construit en 1952 pour l'US Navy, il y a plus serein, mais c’est tout à fait ça, l’introduction du morceau par Francis Larue nous lance immédiatement dans le jazz-groove de l’ensemble de l’album.

Si votre corps de bouge pas à l’écoute de ce CD, il est conseillé de se rendre aux urgences, au service neurologique pour troubles moteurs ou consulter un ORL pour perte d’audition. 

Si vous êtes aux urgences, ne demandez pas de traitement pour le morceau « Groovement malade », le travail rythmique d’Hugo Crost à la batterie en réponse aux deux souffleurs, Yacha Berdah et Vincent Périer, agrémenté d'une puisante ligne de basse fait monter la fièvre. Aucune posologie peut y venir à bout, la seule issue : se lever et bouger jusqu’à guérison.

Plusieurs médecines sont proposées, « sang neuf » qui comme la saignée, permet de vider votre énergie négative, grâce aux belles envolées à l’unisson du pupitre de cuivres. Et si la mauvaise humeur est toujours votre compagne et que vous avez encore mauvaise mine, il vous reste le traitement de choc « Jiajia’s funk »  tout au moins c’est celui là que la médecine prescrit souvent. (Le traitement par Cissy Street est à la convenance de chacun, où toute personne trouvera les morceaux qui lui vont le mieux). 

Conclusion : le fameux chemin Cisssy Street, cherché en vain par  nos experts en Odonymie, est une rue imaginaire personnelle qui se dessine dans votre corps à l’écoute de l’album.

 

Si vous voulez allez plus loin dans ce traitement, allez les voir sur scène!

 

Francis Larue : Guitares, compositions, arrangements - Vincent Périer : Saxophone - Yacha Berdah : Trompette - Etienne Kermarc : Basse - Hugo Crost : Batterie - Jorge Mario Vargas : percussions additionnelles sur « Yemanja » et « L’Hérétique ».
Collectif Lilananda/Inouïe Distribution

 

Jean-Constantin Colletto.

 

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