Céline Tolosa met en musique le rituel de la quête amoureuse dans son dernier album Vendredi Soir.

 

La fin de semaine est souvent le moment d'événements particuliers, dans différentes cultures et sociétés. Au Japon, 

les rues et les restaurants de Tokyo sont les lieux de réunions rituelles, entre salariés, qui marquent la fin de la semaine.
Dans la plupart des religions monothéisme, le vendredi est un jour particulier, pas de viande chez les catholiques, shabbat chez les juifs et l’importante prière du vendredi chez les musulmans.

 

 

 

C’est de la quête amoureuse du vendredi soir, que la musicienne, née à Paris, vient avec son nouveau CD, attirer l’attention de l’auditeur.

 

L’ambiance de film du cinéma noir et blanc est plantée dès le premier morceau, la chanteuse prend « un verre au bar » et, comme Cendrillon « attend les douze coups de minuit » un « papillon de nuit ». 

Avec les différents morceaux arrangés et écrits avec poésie et délicatesse, Céline Tolosa et Dino Trifunovic retracent les doutes, les espoirs et les déceptions des vendredis soirs. 

L’album, de style musical pop français, raconte le désir de rencontrer l’amour, qui porté à l’extrême, sème le doute et  pousse à se poser la question existentielle de : "Qui Je Suis", comment ne pas se perdre en croyant aux « chimères », en comptant peut être trop sur sa « ligne de chance ».   

Partir à la recherche de l’amour présente le risque d’être victime des "Beaux Garçons", ceux qui observent derrière les verres fumés de leurs lunettes, « les proies faciles » pour leur « arracher quelques soupirs », le danger et de « se brûler les ailes ».

 

Tout l’album tourne autour des rêves d’amours difficiles, qui sembleraient possible dans des lieux inaccessibles comme "Bahia", tout au moins dans l’imaginaire très idéalisé de la chanteuse.

 

C’est avec une rythmique plus marquée, que la reprise du morceau nostalgique d’Alain Souchon et de Laurent Voulzy, "L’amour en Fuite", conclut l’album sur une note de résignation, sans aucune gravité. 

 

Est-ce, comme Rita Mitsouko l’avait confié en 1986, « Toutes les histoires d’Amour finissent mal » ?

 

L’écoute de Vendredi Soir pourra vous aider à en trouver la réponse.

 

 

Céline Tolosa : voix, chœurs, synthétiseurs et claviers - Dino Trifunovic : guitares, basse, claviers, batterie - Raphaël Léger : batterie (sauf piste n°6) - Simon Bismuth : batterie (piste n°6).

Paroles et musiques : Céline Tolosa & Dino Trifunovic. Sauf piste n°6 : Alain Souchon & Laurent Voulzy

Label : Les Disques Pavillon / France / sortie le 5 octobre 2018.

Enregistré au studio 16-18 à Paris dans le 11ème arrondissement tout au long de l'année 2016.

 

 

Jean-Constantin COLLETTO. 

 

 

Pour aller plus loin, vous pouvez acheter Bandcamp.